Coupe à travers la capitainerie, les hangars artisanaux et l’espace de co-working (de gauche à droit)

Le port de st Malo a connu son essor au XVII siècle quand la pêche à la morue, le commerce international et la Course ont assuré la richesse et la puissance de cette ville maritime. Des nouveaux scénarios de développement sont nécessaires aujourd’hui pour revitaliser et intégrer ce grand espace qui occupe le coeur de la ville.

Alors que le monde change, que nous devenons conscients de défis sociaux et environnementaux de plus en plus pressants, je souhaite proposer un port de commerce à la voile et une halle de marché pour favoriser la vente des produits issus de l’économie circulaire et durable sur la partie ouest du quai Surcouf. Il s’agit de proposer un espace d’échange, pour les habitants et les touristes, visant à attirer une partie de la population attirée par une consommation plus responsable, durable et équitable.

 

Le quai Surcouf

Le projet comprend trois usages principaux : le commerce des produits transportés à la voile, la gestion du port et la production artisanale. Le programme prévoit aussi l’aménagement du quai en espace public.

Mon objectif est de proposer des espaces urbains d’échanges variés. La halle de marché est un lieu de commerce que différents types d’acteurs peuvent s’approprier temporairement par exemple pour le transformer, en espace de braderie d’été, de projection de films ou de concerts nocturnes.

Les bâtiments s’avèrent comme une extension du port : les activités prennent place au bord du bassin et le ponton de déchargement des bateaux est au coeur du complexe.
L’eau du bassin joue un rôle important dans le projet : les toitures débordantes des bâtiments qui se trouvent sur le quai touchent littéralement l’eau de manière à renvoyer la lumière nord vers l’intérieur. Un souhait constant a été de travailler la lumière et les effets caustiques créés par l’eau sur le quai et les espaces adjacents à l’eau.

Vue du projet depuis l’esplanade Saint-Vincent

Article apparu dans l’hebdomadaire Le Pays Malouin, le 11 octobre 2018